Le lexique des tenues traditionnelles marocaines et de l’artisanat
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Le lexique des tenues traditionnelles marocaines et de l’artisanat
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Le Maroc possède un artisanat aussi riche qu’ancestral. Ses artisans font la fierté du pays, avec un savoir-faire qui se transmet de génération en génération. Ils sont tout le coeur du projet de minug : la mise en valeur d’un artisanat d’exception. Alors si certains termes vous sont désormais familiers, comme babouches, gandoura ou jabador, il y en a d’autres que vous ne connaissez peut-être pas ! Dans cet article, minug vous propose un petit lexique des tenues traditionnelles marocaines, et de l’artisanat qui les compose. Prêts à enrichir votre vocabulaire tout en plongeant dans l’histoire captivante de l’artisanat marocain ? C’est parti !
Les 3aqad sont des petits boutons qui servent à fermer une tenue traditionnelle, par exemple sur le caftan. Si l’on trouve parfois ces boutons en métal, les aaqad ont plus généralement une particularité : ils sont tressés ! Ils peuvent même parfois être composés de fils de soie ou d’or, en fonction de la tenue et pour qui elle est destinée. Ils sont parfois utilisés uniquement comme ornements sur les vêtements traditionnels.
Les 3aqad sont composés de deux parties : le bouton et l’oeillet. Ce dernier va permettre de fermer et maintenir les deux parties du tissu.

Il s’agit du travail du fil, réalisé à la main, généralement par deux personnes. On parle alors de passementerie, qui consiste à la création de décorations et d’ornements pour les vêtements (ou encore l’ameublement) le tout grâce à des fils, des cordes, des rubans, etc. C’est un travail qui intervient habituellement dans les finitions d’un produit et l’ajout de détails.
Sur les tenues traditionnelles, il s’agit d’un motif de broderie complexe généralement réalisé avec des fils métallisés, souvent utilisé pour orner les manches, le col ou d’autres parties des vêtements.

C’est le terme utilisé pour désigner des motifs typiques que l’on retrouve sur les tenues traditionnelles marocaines. Ils sont faits par des artisans, au fil et à l’aiguille. Ces motifs forment des cercles superposés, qui rappellent la mouche, d’où son nom. Il s’agit également d’une bande brodée ou tissée qui orne les extrémités des manches et des ourlets des vêtements, ajoutant une touche de décoration subtile.
À l’origine, on utilisait le terme « bliba ».

Ce sont des cordons en soie ou en laine torsadés, parfois agrémentés de pompons, utilisés pour décorer les vêtements et ajouter une touche d’élégance.

Ce terme désigne un type de coupe. C’est la coupe traditionnellement utilisée pour la confection du caftan, qui forme la lettre T.
Ce sont les poches intégrées aux caftans, sarouels et jellabas. Originellement, elles sont profondes, mais la modernisation des tenues traditionnelles a laissé apparaitre des poches parfois plus petites, notamment sur les caftans, et parfois à vocation décorative uniquement.
C’est le nom du métier à tisser.
Ce terme désigne un motif de broderie. Il est en fil skalli, qui a la particularité d’avoir une finition brillante.
Originaire de la ville de Fès, c’est une broderie au fil d’or. Généralement très chargée, et donc très lourde, elle est ainsi travaillée sur des tissus épais (comme le velours). Le motif reprend traditionnellement un dessin évoquant le paon. Il constituerait un héritage d’anciens échanges commerciaux avec la Chine.
C’est un type de broderie circulaire traditionnelle, souvent utilisé pour décorer les cols, les manches et les poches des vêtements.

La sfifa est une bande étroite et décorative généralement cousue le long des bords des vêtements, souvent dans des couleurs contrastantes pour créer un effet visuel attrayant. Elle est utilisée dans la confection de nombreux articles de l’artisanat marocain. On la retrouve aussi bien sur les décorations que sur les habits comme les caftans, les gandouras, etc. De plus, c’est un détail que l’on peut voir tant sur les tenues de femmes que sur celles des hommes. C’est en quelques sortes LE détail qui sublime toute tenue traditionnelle marocaine. On peut également retrouver cette pièce sous le terme « aamara ».

Sur ce jabador, la sfifa est la bande brodée dorée. Un véritable ornement qui fait toute la différence sur cet ensemble trois-pièces !

C’est un fil d’or ou d’argent qui est utilisé pour broder les caftans. Plus accessible, on retrouve désormais le fil skalli en version synthétique, avec une finition brillante.
C’est l’art de la broderie. En fonction des différentes régions du Maroc, il en existe différents types, parmi lesquels on retrouve :

Des ornements spécifiques portés par des maîtres-artisans ou artisans expérimentés, reflétant leur expertise et leur habileté dans leurs métiers artisanaux.

Les babouches sont des chaussures traditionnelles, composées d’une semelle plate et d’une partie haute en cuir. En fonction des régions du Maroc, elles se déclinent avec des broderies ou au contraire très minimalistes.

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La gandoura est une tenue traditionnelle constituée par une tunique longue et large, arrivant jusqu’aux chevilles. Elle peut être portée seule ou par–dessus un sarouel.

➡️ Pour en savoir plus sur l’histoire de la gandoura, c’est par ici.
Bien connu des habitués de minug, le jabador est une tenue pour hommes composée de trois pièces : un sarouel, une tunique, et un « gilet » fin. Le jabador se décline avec différents types de tissus. On trouve en effet des modèles très fins, très légers, avec un gilet en voilage par exemple, et d’autres modèles plus opaques, avec l’utilisation du velours.
C’est la tenue par excellence pour allier élégance et sophistication. Aujourd’hui, il est généralement porté pour les occasions, comme les mariages ou la fête de l’Aïd.

➡️ jabador
La djellaba est une tunique longue qui descend à la cheville. C’est une tenue que l’on identifie facilement, car elle comporte une capuche.
C’est un incontournable de la culture marocaine, qui se décline aussi bien pour les hommes que pour les femmes.

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Le selham est une cape, dotée d’une capuche. Traditionnellement, le selham était confectionné à partir de laine. Désormais, le selham se décline avec différents tissus.
➡️ Découvrir le selham minug
C’est un couvre-chef très répandu, et adopté même parmi les jeunes. Elle prend des formes complètement différentes en fonction du pays. On la trouve généralement sous forme de petit bonnet souple, en crochet ou parfois en laine. La chachiya est portée au quotidien.

Couvre-chef très sophistiqué, il est généralement porté lors de jours importants (Aïd, fête de mariage, etc.)

➡️ Razza minug
Petit chapeau en feutre rouge, le tarbouche était traditionnellement fabriqué à Fès. D’ailleurs, les Turcs le nomment « fez ». Ce couvre-chef est très largement porté, du Maghreb jusqu’au Moyen-Orient.

Nous espérons que ce petit lexique des tenues traditionnelles marocaines pour homme et de l’artisanat qui les compose vous aura plu. Comme on le dit souvent, ce sont les détails qui font la différence. Dans les tenues marocaines, cet adage prend tout son sens. Même si les machines viennent parfois accompagner leur travail, le savoir-faire des artisans perdure. Tous domaines confondus, ce savoir-faire constitue l’héritage culturel du Maroc. Ainsi, minug s’affaire pour vous proposer des tenues traditionnelles marocaines, en faisant appel à ces artisans d’exception. Par conséquent, vous pouvez retrouver des tenues de qualité, depuis chez vous, juste en passant par notre boutique en ligne.